Je regarde par la fenêtre et prépare mentalement ma balade à vélo. Quel vélo prendre ? Le fixe ou le Brompton ? Où aller pour éviter les Porsches ? Surement pas sur les pavés. Je décidai de me rendre à St Sulpice. En passant par les quais je vis le Saule Pleureur. Mais soudain une grosse Rolls et des Trabants surgissent du pont de Sully. Je décide donc de retourner sur ma terrasse végétalisée. La maison est cachée derrière l’arbre seul une fenêtre est allumée. La nuit est tombée et la rue des Thermopyles est sombre. Le square du Chanoine Viollet de même. Le lendemain je prends mon vélo pour gravir Montmartre, quelle ascension ! De là je regarde la vue sur Paris et décide de danser sur les toits. Après je rentrerai à la maison. Une nouvelle journée commence avec mon vélo et l’immeuble Bleu de l’Odéon est lui aussi caché par un arbre. Au parc Montsouris le lac et les immeubles sont orange. Mais je dois me rendre à l’atelier pour faire réviser ma monture. Sinon pas possible d’aller voir la Seine couler sous le pont des Arts. On me propose d’échanger ma bicyclette contre des statues, un ange et un colosse. Je les aime bien mais je préfère ma bicyclette. Je ne veux pas aller à Descartes ni voir la vie en noir et blanc et encore moins aller à Pompidou. Ce que je veux c’est faire du vélo sous la nef du Grand Palais. Mon beau cycle garé je vais à pied au canal de l’Ourcq. Et je ne rentrerai pas en métro. A St Germain l’îlot est bleu noir et brouillis. Je reprends mon biclou et vais au musée d’Orsay. Il semble perdu et le ciel est menaçant. Je ne vous l’ai pas dit mais j’ai aussi une librairie en plus de tous mes vélos. Et il m’arrive même de transporter des livres à vélo. Sur le vélo oui, oui mais aussi sur l’architecture. Comme celle du quai des Orfèvres ou du quai St Bernard. Mais qu’apprends- je ! Un nouveau vélo est arrivé à l’atelier ! Vite, vite je m’empresse d’aller l’essayer. Je me rends à St Germain où l’îlot a encore changé de couleur. Je cueille des pâquerettes pour les offrir au Grand Palais. Je suis en manque de café et la gare d’Orsay n’en a pas. Où en trouver ? A la gare de Lyon ? A Pompidou ? Non il faut rentrer à la maison pour en boire avec ma moitié. Nous prendrons des chips comme plat et encore du café derrière la verrière. Il me faut beaucoup de café pour pouvoir faire du vélo. J’en prends donc un de plus sur mon petit balcon. L’heure Bleu commence, plus un bruit pour en profiter pleinement. Demain nous irons au Louvre voir les plans de la Tour St Jacques. Le soir nous admirerons le coucher  de soleil. Au petit matin vélo sous le bras nous pédalerons vers le viaduc d’Austerlitz. Un orage menace Paris et les maisons sont orange. Ainsi s’achève ce séjour vélocipédique plein de spleen et de courage. ​​​​​​​
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