Un séjour à l’hôpital Pompidou est le début de ce voyage. J’attendais de sortir pour prendre mon train à la Gare de Lyon. Direction l’avenue du Président Wilson, il y en a beaucoup mais celle qui nous intéresse est celle de Paris.
Mais alors pardi pourquoi prendre un train ? La folie ne sera le dire. Puis je rentrais à la maison rue des Thermopyles en passant par le Square du Chanoine-Viollet.
Et me voilà catapulté sur les toits de l’Avenue Mozart, tout ça sans boire mon café de la rue Saint Georges. Pas de panique, je vais chercher mon vélo rue de l’Abbé Grégoire. Après une balade j’arrive sur le quai de Jussieu.
Mais un orage gronde place de Breteuil et vite je pédale jusqu’à la Bastille. Ensuite j’erre tel une âme en peine dans les rues de Paris. A la recherche de quoi ?
Ce n’est toujours pas la folie qui nous le dira. J’observe les curiosités architecturales. Vite il pleut.
Je me réfugie sous le métro aérien. La pluie transforme les maisons en orange. Enfin le ciel se dégage et j’en profite pour admirer la vue depuis Montmartre.
En redescendant « bim » la crevaison, je retourne donc à l’Atelier des Vélos Parisiens. Une envie de fleurs me fait déplacer jusqu’à Montreuil et la cache secrète de Pampa. Puis je m’en vais sur le Pont de Sully voir les bateaux et péniches qui passent.
Un pont ce n’est pas suffisant. Il m’en faut un deuxième, alors je me rends sur le canal de l’Ourcq. C’est le temps de boire un café sur les toits de Saint Germain.
Mais d’abord il faut danser. Où ça ? Avec un Brompton ?
La folie s’était emparée de moi. Mais que faire ? Où vais-je ?
Surtout pas à Saint Sulpice, ou à Montmartre, ils me feraient enfermer. Je cours me réfugier sur les toits, en observant calmement le toit de la Gare d’Orsay. Puis je me balade, tout cela sans vertige en regardant la tour Saint Jacques.
Après c’est l’Heure Bleue, pas celle de Guerlain, celle qui précède le coucher du soleil. Quand le jour et la nuit révèlent leurs plus belles couleurs. Avant de se coucher ultime visite au Viaduc d’Austerlitz.
La maison me semble bizarre, il y a trop de bleu et pas assez de rouille. La voilà blanche et noir maintenant. Avec un arbre par devant elle est plus belle.
Allez hop au dodo. Je suis trop fatigué pour penser. Demain j’irai voir la statue.
Le soleil se lève et je n’ai plus de livre à lire. Le sable n’étant pas sous les pavées, je m’en vais rejoindre ma moitié. Nous fumons une cigarette Parc Montsouris.
Je l’emmène sur les quais voir le Saule Pleureur. Le Louvre semble si majestueux. Surtout quand on est à vélo.
Puis visite du Petit Palais, en marchant bras dessus bras dessous. Cette nuit-là mes rêves furent emplis d’immeubles Bleu, Orange, Noir et Blanc. Et même un arbre marron !
Je me réveillais. En buvant mon café derrière la verrière je repensais au Quai des Orfèvres avec ses immeubles orange et son ciel noir. Un bol de chips et en route pour le musée d’Orsay.
Mon vélo toujours avec moi je m’en vais contempler le toit du Grand Palais. Me sentant faible, je me rends à Descartes où des amis futurs docteurs m’auscultent. Apparemment j’ai besoin de végétations.
Pas d’inquiétude ! Ma terrasse et ses arbres sont parfaits pour me reposer. Dans un songe un ange m’apparaît.
Plus de Rolls ni de Trabant et encore moins de Porsche ce qu’il me faut c’est une fenêtre et un vélo.
Ainsi s’achève ce séjour plein de spleen et de courage.
Back to Top